- Macron, Emmanuel, né le 21 décembre 1977,
est après Nicolas Sarkozy et François Hollande, le troisième gouverneur d’une France inféodée aux États-Unis et à leurs intérêts. Et en même temps, que ce soit l’expression de son arrogance ou une façon de séduire ses rares électeurs, il s’agite dans des efforts désespérés pour apparaître au dessus de ses moyens

Sa personnalité infantile, ses caprices, sa vacuité abyssale de politicien typique de l’Occident de ce début de troisième millénaire, de pur communicant, en font sans doute le personnage le moins intéressant de ce panthéon. Je retiens quand même de Macron qu’il tenta le 11 novembre 2018 de réhabiliter le dirigeant fasciste Philippe Pétain.
Compte tenu des qualités réelles de l’imposteur, il est heureux que la France soit aujourd’hui vassale des USA, qui au Niger ou en Ukraine, savent calmer d’un sifflet les rodomontades des autorités françaises. Car même les États-uniens sont plus compétents et moins nuisibles aux restes de l’humanité

Quand des pays comme l’Allemagne ou la France, avec leurs passifs historiques, ont l’insolence de prétendre défendre, comme des vierges de Delphes, la démocratie ou la liberté, les vastes restes du monde rigolent doucement. La décence la plus élémentaire exigerait plus d’humilité.
La dernière action indépendante et décente de la France sur la scène internationale fut pour le bien, en 2003, l’opposition de Jacques Chirac à l’invasion anglo-états-unienne de l’Irak

Une invasion qui précéda la destruction en 2011 de la Libye (Sarkozy), cause de l’activité djihadiste au Sahel, le soutien à l’insurrection sunnite radicale contre le gouvernement laïc de Syrie (Hollande), que les Parisiens payèrent un vendredi, puis le coup d’État d’extrême-droite en Ukraine et la guerre au Donbass depuis 2014. Les Occidentaux sont devenus des fous furieux et les Français sont aujourd’hui parmi les pires

En juin 2023, déjà, la 12e brigade spéciale, émanation de l’organisation nazie Azov dans la garde nationale ukrainienne, employait au front l’obusier de 155 mm TRF1, prédécesseur dans l’armée française du CAESAR

Le 2 mars 2024, l’entrepreneur libertarien David Sacks définit fort bien la nature actuelle de l’OTAN, dans un tweet que je traduis ici en Français
En 1991, l’Union soviétique s’effondra et l’OTAN fut confrontée à une crise existentielle : sa raison d’être n’existait plus. Mais plutôt que de se démanteler, elle s’est donnée une nouvelle mission : s’étendre. Et dans une boucle autoréférentielle, l’expansion de l’OTAN créerait l’hostilité nécessaire pour se justifier
Et voila le résultat, la descente d’une prise de coke qui était censée apaiser les troubles anxieux de petits bourgeois froussards, que leur lâcheté fait aujourd’hui immoler des centaines de milliers d’Ukrainiens, enrôlés de force dans les troupes atlantistes. Les incantations sur la démocratie ou la liberté ne sont qu’une bouillie politiquement correcte, le colonialisme du XIXe siècle, qui déjà prétendait civiliser, passé au blender. La question se pose encore une fois : qui sont les barbares ?

Le 30 mars 2024, deux vrais journalistes, Serge Halimi et Pierre Rimbert, décrivent enfin dans le Monde diplomatique ce qui se passe dans le microcosme politico-journalistique d’un pays qu’au tout début de ce troisième millénaire, la CIA classait déjà parmi les républiques bananières
Troupes françaises en Ukraine, une gaffe présidentielle sous escorte médiatique : les nouveaux chiens de guerre […] À la fin de l’hiver, les journalistes français se sont évertués à transformer une gaffe présidentielle en un joyau de l’analyse géopolitique […]
Le phénomène est paradoxal, mais plus La France rétrécit, plus elle se prend pour le centre du monde. Dans la réalité, le camp occidental a aussitôt rabroué le fanfaron, qui a donc raté sa brillante manoeuvre psychologique. Seule la presse bleu horizon ne le trouve pas ridicule et si l’armée française devait obéir à l’ordre absurde de s’engager seule en Ukraine, les survivants en reviendraient plus traumatisés que ceux de la Bérézina.
Alors que selon la rumeur, Macron serait sur le point d’officialiser la présence de militaires français sur le champ de bataille en Ukraine et au Donbass, le vice-président du Conseil italien, Matteo Salvini, écrit le 4 juin et illustre sur les réseaux sociaux

Je dirai à Macron : tu devrais aller en Ukraine pour te battre, mettre un casque et ne pas jouer avec les têtes des Italiens
À la célébration du 80e anniversaire du débarquement de Normandie, Macron a eu le mauvais goût d’inviter Volodymyr Zelenskyy, représentant d’un pays en guerre ethnique depuis le coup d’État d’extrême-droite en 2014, qui contrairement à ses promesses électorales mais sous la pression d’un État profond nazi, n’a pas mis fin au conflit, un pays révisionniste qui célèbre le souvenir des fascistes qui ont combattu dans les rangs du III. Reich

Avec l’invitation de l’Allemagne depuis 2004 et maintenant celle de l’Ukraine, l’anniversaire du débarquement de Normandie est une vulgaire sauterie atlantiste, un spectacle cringe, qui fait de la peine pour les vétérans qui s’y prêtent encore. Par sa personnalité, Macron en accentue la vulgarité

Le spectacle de cabaret ne porte pas chance aux Playmobil et à leur brigadier Yaël Braun Pivet. L’Assemblée nationale est dissoute le 9 juin, à l’issue d’élections européennes qui sont une déroute pour Macron et tous ceux qui ont ovationné Zelenskyy

Le 9 octobre, il partage sur X une jolie vidéo de l’entraînement en France de militaires ukrainiens et commente
J’en avais pris l’engagement : nos militaires forment actuellement 2 300 soldats ukrainiens dans le Grand Est, avec des équipements qu’ils utiliseront en mission.
La brigade Anne de Kyiv sera formée et équipée grâce à la solidarité de la France
C’est sans doute Gabin Donnio Choupeaux, qui dans un entretien du mois de mars, a soufflé le nom de la brigade à la propagande bleu horizon. Bravo
Nous partageons une histoire commune avec Anne de Kiev, épouse de Henri Ier et reine des Francs de 1051 à 1060

En guise de référence, dans un souci de communication, une femme politique âgée d’environ 1000 ans est plus commode que beaucoup de personnages français ou ukrainiens de la 2de guerre mondiale. Mais le diable est dans les détails. Personne à la cour de sa Vacuité n’a remarqué l’écusson ? Porté notamment par un instructeur en tenue camouflée française, il reprend les couleurs rouge et noir, qui n’ont rien de nationales mais sont en Ukraine celles des nazis d’hier et d’aujourd’hui

Il est l’insigne de la 155e brigade, formée en juin avec de nouveaux contingents de chair à canon ukrainienne. L’unité est d’infanterie ou mécanisée, l’histoire n’est pas encore catégorique sur ce point

Cela dépendra sans doute de la solidarité du contribuable français. Car comme disait autrefois l’État français, ils donnent leur sang, donnez votre travail

Anne de Kiev ou Eva Braun ? L’image a été découverte par des internautes polonais qui la partagent le 4 novembre et s’en offusquent à juste titre. Des stagiaires ukrainiens de la 155e brigade et probablement aussi leurs instructeurs français, tous en tenue camouflée française, posent dans l’automne champenois

Le groupe déploie un étendard qui ne reproduit pas l’insigne de la brigade, est une des multiples versions du drapeau que les nazis ukrainiens considèrent comme un emblème national. Les couleurs rouge et noir sont celles de l’Armée des insurgés (UPA), milice nazie ukrainienne qui entre 1943 et 1945, a massacré au moins 50 000, peut être 100 000 civils polonais. Coquetterie de cette version, le bien connu Reichsadler [aigle impérial] (cf. Sylvain Caupin), où le trident ukrainien a remplacé le swastika des nazis allemands de la 2de guerre mondiale.
À l’instar de l’ex premier ministre, le vraiment très jeune Gabriel Attal, le département commercial de la Misanthropic Division, organisation nazie internationale, fondée et basée en Ukraine depuis 2013, célèbre le 19 novembre le 1000e jour de l’opération militaire spéciale russe, dernier chapitre d’une guerre qui fait rage au Donbass depuis 3830 jours, soit 10 ans, 5 mois et 24 jours

Les nazis ukrainiens n’oublient pas la contribution française à leur cause. Leur collage comporte l’image d’un militant du GUD parisien et celle partagée le 4 par des internautes polonais, prise en Champagne par des stagiaires miltaires ukrainiens, qui aux frais de la princesse, déployèrent leur drapeau nazi

Pour sa part, le petit Gabriel partage cette image sur X, où il clame en Ukrainien Сла́ва Украї́ні! Героям слава! [Gloire à l’Ukraine ! Gloire aux héros !]. Ses anciennes fonctions le dispensent d’ignorer que le slogan Gloire aux héros fut inauguré en avril 1941 par les fascistes de l’OUN (Organisation des nationalistes ukrainiens), alors implantés dans le Generalgouvernement für die besetzten polnischen Gebiete [Gouvernement général des territoires polonais occupés].
Dans un entretien que la BBC publie le 23 novembre 2024, Jean-Noël Barrot déclare qu’il n’y a pas de ligne rouge quand il est question de soutenir l’Ukraine, que La France autorise à lancer en territoire russe ses missiles français de longue portée (SCALP, le nom français du missile de croisière que les Britanniques appellent Storm Shadow)

Quel est le contexte des fanfaronnades du frais émoulu ministre des affaires étrangères de la Macronie ? En guise d’avertissement, au petit matin du 21 novembre, la Russie utilisa un missile balistique, pour cette fois à charge conventionnelle. La cible était une usine militaire à Dnipro, où la vidéosurveillance montre clairement les arrivées de six ogives distinctes

Dans une allocution en soirée, Vladimir Poutine précisa que le nouveau système d’armes est appelé Oreshnik [Noisette]. Le missile balistique hypersonique de portée intermédiaire (IRBM hypersonique) vole à une vitesse proche de Mach 10. Sa portée de 5 000 km le prédispose au traitement de cibles en Europe

Il ajouta
Nous nous considérons en droit d’utiliser nos armes contre les installations militaires des pays qui autorisent l’utilisation de leurs armes contre nos installations. Et en cas d’escalade des actions agressives, nous répondrons de manière décisive et en miroir

Cette démonstration était une riposte à plusieurs attaques avec des missiles de l’OTAN, que les forces atlantistes avaient menées sur le territoire russe depuis que Joe Biden les autorisa le 17 novembre

Que justifie les menaces russes de frappes nucléaires ? Depuis le déclenchement en 2014 des opérations militaires, contre les insurgés russophones du Donbass, d’un pouvoir ukrainien issu d’un coup d’État d’extrême-droite en février de cette année là, de façon encore plus évidente après le début en 2022 de l’opération militaire spéciale russe, les stratèges occidentaux voient la Russie comme une grenouille plongée dans une eau lentement portée à ébullition. L’escalade de leur guerre par procuration est graduelle, avec l’ambition illusoire de ne pas provoquer de réaction russe symétrique. Point particulier : elle est conduite aujourd’hui avec des armes que l’Ukraine ne pourrait pas employer en territoire russe sans le concours des satellites et techniciens de l’OTAN. C’est à cette escalade graduelle que répondent les menaces de frappes nucléaires. Non pas aux effets réels de quelques missiles tactiques dont la plupart sont abattus par la défense aérienne avant d’atteindre leur cibles en territoire russe. Car cette variable est essentielle à l’analyse de la situation : les tirs de ces munitions occidentales ne changeront pas le rapport de force et n’empêcheront pas la victoire militaire de la Russie.
Pourquoi ces tirs de missiles de l’OTAN ? Escalade graduelle donc. Mais encore ? Biden les autorisa moins de deux semaines après la victoire sans appel de Donald Trump et à deux mois de son retour à la Maison blanche. Envenimer la situation militaire pour saboter ou compliquer le règlement politique ultérieur du conflit ? C’est bien possible. L’inaliénable alliance historique entre les USA et le Royaume-Uni est une constante de l’équation. De surcroît, la russophobie épidermique et tout aussi historique des classes dirigeantes d’Albion explique aussi la position britannique.
Mais pourquoi cette posture française de supplétif doublé d’une mouche de coche ? Pour galvaniser la masse des innocents qui s’informent auprès de BFMTV, CNews ou LCI ? Sans doute, tant la communication est une préoccupation majeure des gouvernements de la Macronie. Pour satisfaire l’égo puéril d’Emmanuel Macron ? Je le crains, mais pas seulement

Les classes dirigeantes françaises sont épouvantées par l’effondrement de l’hégémonie occidentale, ce que la perte de la Françafrique pourrait coûter à l’économie française

Mais plus les Occidentaux et Français feront monter les enchères, sans pourtant empêcher la victoire russe en Ukraine ou les légitimes aspirations des Africains à leur libération, plus la défaite sera finalement humiliante et plus dure sera la chute.
Le drame est évoqué en public le 13 décembre 2024, par le journaliste ukrainien Iouri Butoussov. Le reconstituer dans son intégralité est une tâche aisée pour l’observateur chevronné.
Engagée en République populaire de Donetsk, soumise dans le secteur de Pokrovsk à l’étreinte puissante des forces russes, la brigade Frénégonde de Pouille [ou quelque chose comme ça] s’est désagrégée le 10 décembre. Au moins un millier d’hommes, près de la moitié de son effectif théorique total, sont partis en déroute et ont déserté

C’est aux frais de la princesse, que cette 155e brigade mécanisée avait été équipée de matériel français et entraînée en Champagne. Macron s’en vanta le 9 octobre sur les réseaux sociaux. Mais tout est perdu, même l’honneur.
Le 2 janvier 2025, pour boire le calice jusqu’à la lie, le Parisien nous rappelle la brigade Frénégonde de Pouille [ou quelque-chose comme ça], pour nous apprendre que le nombre de désertions s’élèverait alors à 1 700. Soit 74% d’un effectif total de 2 300, que j’ai pris la peine de relever en octobre. Et non pas 4 500, comme le quotidien cocardier le prétend, quand il relaie la propagande atlantiste. 4 500 est l’effectif moyen d’une brigade états-unienne, mais celles formées en Ukraine sont toujours de petits calibres
L’article stimule ma curiosité et alors que le récit de ces déboires fait le tour des rédactions des vastes restes du monde, dont hilares, celles de la perfide Albion, une source peu suspecte de sympathie pour la Russie, Wikipedia, nous précise le 3 janvier que début décembre, le nombre de désertions s’élèvaient déjà à 1 883, dont 50 en France, soit 82% d’un effectif total de 2 300

Comme nous le savions déjà, le reliquat a été engagé dans le secteur de Pokrovsk, République populaire de Donetsk, où il s’est fait étriller. La guerre tue, surtout les vaincus, c’est un peu le principe. Mais un animateur de foire comme Emmanuel Macron est si peu équipé pour en saisir le sens ou les vertus.
Le 17 février 2025, veille de l’ouverture en Arabie Saoudite de négociations entre Russie et États-Unis au sujet de l’Ukraine, il accueille à Paris une réunion impromptue de dirigeants européens qui s’opposent aux perspectives de paix favorisées par la victoire de Donald Trump. Leur hostilité à la fin de la guerre atlantiste par procuration en Ukraine est d’ailleurs la raison pour laquelle ces matamores européens ne sont pas invités à participer aux négociations entre les deux grandes puissances. Les États-uniens ont beau jeu de rappeler que France et Allemagne étaient censées garantir depuis 2014 le respect par l’Ukraine des accords de Minsk. La presse bleu horizon tâche de vanter l’événement, mais la réalité est sordide

Aussi peu performants en général ou populaires à domicile que Macron, le Britannique Keir Starmer et l’Allemand Olaf Scholz sont les vedettes de la réunion. Donald Tusk est aussi présent, mais la Pologne a déjà décidé de ne pas engager son armée en Ukraine. D’autres chefs d‘États et la bureaucrate teutonne Ursula von der Leyen complètent le tableau. Leur tactique immédiate consiste à quémander une participation européenne aux négociations et pour l’Ukraine, un accès à l’OTAN que Washington refuse déjà. Royaume-Uni et France clament leur volonté de déployer des troupes de maintien d’un éventuel cessez-le-feu mais ne disposent plus en volume d’armées capables de mener une telle opération.
Le même jour, le philosophe Harold Bernat publie un texte fort à propos, où il constate l’effondrement [intellectel] sidérant d’une bourgeoisie dont Emmanuel Macron est le héraut.
Un autre exemple spectaculaire de ce syndrome est une femme, également impliquée dans les méfaits de l’Europe en Ukraine : la ministre allemande des affaires étrangères Annalena Baerbock, qui a sidéré depuis 2022 par ses lacunes en géométrie et géographie. Toujours le 17 février, elle se montre incapable de garder un secret stratégique et révèle à la presse berlinoise le projet européen d’une nouvelle aide financière apportée à Volodymyr Zelenskyy et ses amis, pour un montant de 700 milliards d’euros.
Le 20 février, il se prête sur les réseaux sociaux à une conférence citoyenne au sujet de l’Ukraine. Son introduction est une farce, qui s’adresse à des demeurés, qui n’auraient pas suivi l’actualité et ne comprendraient rien à la géopolitique. Il commence par recyler tous les lieux communs de la propagande et désinformation atlantiste, les mensonges qui avec la nouvelle administration de Donald Trump, ont disparu dans la communication états-unienne

Le flot de questions sur les nombreuses plateformes est évidemment filtré par une équipe d’assistants, qui ignorent celles qui posent vraiment problème. J’en retiens deux qui resteront sans réponse, tout d’abord de Jacques [Baud, analyste stratégique suisse] et Aude [Lancelin, journaliste française]
Bonjour M Le Président. Question de Jacques de Genève et Aude de Paris. Pourquoi les européens ont ils empêché le président Zelensky, à 3 reprises au printemps 22, de signer un accord avec la Russie garantissant l’intégrité territoriale de l’Ukraine ?
puis la mienne
Bonjour,
votre stratégie d’engagement militaire français apparaît confuse, vos déclarations, contradictoires.
La possibilité semble se dégager du stationnement dans l’ouest du pays de militaires français qui permettraient à l’Ukraine, par translation, d’en envoyer autant au front.
Pensez vous que les Russes se dispenseront de mener des frappes stratégiques contres les militaires français stationnés en Ukraine ?
Pete Hegseth, Secrétaire à la défense US, précisa déjà le 12 février qu’engagées en Ukraine, les troupes européennes ne seraient pas couvertes par l’article 5 de l’OTAN.
Le 22 février, Donald Trump fait longuement patienter Andrzej Duda et ne lui accorde ensuite qu’une dizaine de minutes. Le président polonais est le premier d’un convoi de dirigeants européens qui se précipitent à Washington pour tenter d’infléchir la stratégie en Ukraine de la nouvelle administration US. Lorsqu’il s’adressa aux Français le 20, Emmanuel Macron se prévalut d’une familiarité qui devait lui permettre de faire la leçon à son homologue états-unien, de le convaincre de ne pas se montrer faible à l’égard de Vladimir Poutine

Comme l’illustrent ses traits tirés par la fatique sur la photographie prise à la Maison Blanche le 24 février, il n’obtient rien de Trump. Je suppose au contraire que ses fanfaronnades antérieures, ses familiarités à Washington et les questions de fond exaspèrent le président US, trois jours avant qu’à son tour, le Britannique Keir Starmer ne se prête à l’exercice

His name is Lecornu, Sébastien Lecornu. Le 6 mars 2025, au lendemain de la confirmation de la suspension des échanges du renseignement états-unien avec l’Ukraine, le ministre des armées annonce au micro de France Inter

[…] on a des moyens de renseignement, dont nous faisons bénéficier les Ukrainiens […]
Dans la foulée de nouveaux mensonges et fanfaronnades télévisuels d’Emmanuel Macron, il cherche aussi à stimuler le sens civique de ses concitoyens
[…] placez votre argent de manière patriotique, pour financer la défense […]
On [qui est un con] pourrait aussi appeler cela la Banque de l’Indochine, ou… les Emprunts russes. L’inspecteur Clouseau s’en va t’en guerre

Pendant ce temps, le MEDEF (Mouvement des entreprises de France), qui ne perd pas le nord, la presse bleu horizon ou macroniste, distillent l’idée d’une retraite à 70 ans, qui serait justifiée par l’opportunité d’un effort militaire en soutien à l’Ukraine. Car en réalité, la seule démarche stratégique cohérente de Macron est très simple ; elle consiste à casser les acquis sociaux et imposer une société ultra libérale. Si personne ne peut vraiment le qualifier d’homme intelligent, il est cependant malin comme un singe

Il sait comment faire avaler des couleuvres. Son terrain est facile : il flatte la vanité nationale des Français. Le philosophe allemand Arthur Schoppenhauer (1788-1860) énonça avant 1851
La fierté nationale est la forme la moins coûteuse de fierté. Si un homme est fier de sa nation, cela signifie qu’il n’a aucune qualité dont il puisse être fier. Autrement, il ne pourrait pas faire appel à celles qu’il partage avec des millions de ses concitoyens. L’homme qui possède des qualités personnelles importantes ne verra que trop bien dans quels domaines sa propre nation est déficiente, car ses défauts seront constamment sous ses yeux. Mais tout misérable imbécile qui n’a rien dont il puisse être fier, adopte en dernier recours la fierté de la nation à laquelle il appartient ; il est prêt et heureux de défendre bec et ongles tous les défauts et les folies de la nation, se dédommageant ainsi de sa propre infériorité
Les derniers événements permettent de clarifier la subordination d’Emmanuel Macron. Il n’est pas fidèle aux autorités légales des États-Unis, puisqu’il s’oppose à l’administration de Donald Trump, qui accomplit une inflexion stratégique majeure, quand Joe Biden et Européens étaient au diapason. Il s’affirme plutôt comme l’hériter d’un François Hollande, qui alors Premier secrétaire du Parti socialiste, protestait contre l’opposition de Jacques Chirac à l’invasion anglo-états-unienne de l’Irak en 2003 et faisait des ronds de jambes à l’ambassade parisienne de l’administration de George W Bush.
Il ne défend pas non plus les intérêts des Français, puisqu’il a besoin de leur mentir de façon grotesque, quand il prétend qu’après l’Ukraine, la Russie pourrait attaquer d’autres pays. L’idée est farfelue, car une telle agressivité déclencherait l’article 5 de l’OTAN. Leur ment quand il prétend que la Russie n’aurait pas respecté les accords de Minsk, alors que c’était évidemment l’Ukraine qui ne les a pas appliqués et le même François Hollande qui mentait, quand il prétendait les garantir. Lui-même et Angela Merkel reconnurent fin 2022 et début 2023 que dans leur esprit, ces accords étaient une escroquerie pour tromper la Russie, devaient donner à l’OTAN le temps d’armer l’Ukraine. Non, Macron n’est pas un aigle, mais même lui ne peut croire de telles sornettes

Alors de quoi est il le nom ? Comme le montre aussi sa politique intérieure et à l’instar du social-démocrate Keir Starmer comme de la droitarde Ursula von der Leyen, il apparaît comme le soldat d’une collusion puissante entre ploutocrates européens et néoconservateurs US, plus sournois quand ils appartiennent au Parti démocrate. Trump bouleverse des décennies de politique étrangère des États-Unis et Macron est le caniche de von der Leyen. Sa relation aux femmes plus âgées est compliquée.
Le 23 avril 2025, les divas européennes sabotent les négociations de paix en Ukraine. Ce jour là à Londres, une réunion est prévue entre pays occidentaux. Mais au dernier moment, Volodymyr Zelenskyy prévient par voie de presse qu’il refuse d’accepter la perte de la Crimée, pourtant un moindre mal, vu la situation militaire. Par conséquent, le Secrétaire d’État Marco Rubio se décommande, ce qui annule aussi la participation des ministres européens des affaires étrangères.
Quel âme damnée a bien pu inspirer le comédien ukrainien ? Alors en visite à Madagascar, dans la foulée de la colonie de Mayotte, le porte parole d’Ursula von der Leyen le fait savoir dans la journée par l’Élysée
L’intégrité territoriale et la vocation européenne de l’Ukraine sont des exigences très fortes des Européens
Alors que son Envoyé spécial Keith Kellogg se rendra à Moscou dans la semaine, Donald Trump écrit sur les réseaux sociaux
[…] La situation de l’Ukraine est désastreuse. Il [Zelenskyy] peut obtenir la paix ou se battre pendant trois ans de plus, avant de perdre tout le pays […]
Difficile de mieux résumer la situation militaire, qui par tradition bien ancrée dans une guerre, dicte le sens des négociations de paix. Son opposition dogmatique à la paix et son incapacité à accepter la réalité du terrain illustrent à quel point la corrompue Union européenne n’est plus aujourd’hui que l’automate des illuminés de l’État profond néoconservateur US. Je suis très optimiste car convaincu qu’elle le paiera cher.
Emmanuel Macron subit à nouveau une spectaculaire humiliation diplomatique au cours du weekend des 10 et 11 mai 2025. Ses partenaires l’ont déjà adoubé héraut de l’Europe, alors qu’à défaut de l’estomac nécessaire pour mener à terme ses projets pacifiques en Ukraine, Donald Trump se désintéresse désormais du sujet. En conséquence, la Russie envisage la possibilité d’adapter sa stratégie, de résoudre le conflit en moins de deux mois, par une campagne décisive de frappes qui liquiderait les dirigeants ukrainiens et détruirait en totalité les infrastructures critiques de l’Ukraine

Volodymyr Zelenskyy et les Européens commencent par proposer un cessez le feu d’un mois à compter du 12 mai. Donald Trump soutient l’idée et voilà que sa Vacuité explose en plein vol, exige le respect de ce cessez-le-feu par la Russie, qu’il menace à défaut de nouvelles sanctions économiques. Effets indésirables, peut être, de l’abus de substances pyschotropes. Son obsession est toujours d’employer un tel cessez-le-feu à injecter en Ukraine des troupes françaises et britanniques

Après minuit, le 11 mai, à l’issue d’une trêve unilatérale russe de trois jours, en mémoire de la victoire soviétique, 80 ans plus tôt, sur les armées fascistes européennes, Vladimir Poutine méprise avec calme l’ultimatum de l’arrogant Français. Il propose la reprise à Istanbul, le 15 mai, des négociations de paix qui avaient bien commencé en mars 2022, mais que le Royaume-Uni et les États-Unis de Joe Biden sabotèrent, pour poursuivre contre la Russie une guerre par procuration aujourd’hui perdue. Donald Trump lui apporte son soutien dans la journée. Volodymyr Zelenskyy accepte aussi et peut être encore en altitude, écrit sur les réseaux sociaux qu’il pense rencontrer personnellement Vladimir Poutine à Istanbul.
L’anecdote illustre mon analyse supra de la subordination d’Emmanuel Macron. Après la réception à l’Élysée le 7 mai du djihadiste Abou Mohammed al Joulani, dictateur d’une Syrie désormais saignée par les persécutions religieuses, Jean-Noël Barrot, erreur de casting au ministère des affaires étrangères, est le 15 à Istanbul, où il présente ses ronds de jambe à la plus grotesque figure néoconservatrice, l’immonde sénateur sudiste républicain Lindsey Graham

Sur le fond, la Russie ignore les gesticulations françaises et européennes. Dans la même ville, le lendemain, ses plénipotentiaires présentent à une délégation ukrainienne leurs conditions pour un cessez-le-feu : le retrait des troupes atlantistes des positions qu’elles occupent encore dans les régions de Donetsk, Kherson, Lugansk et Zaporojie

Heureusement, pour notre détente, Emmanuel Macron et ses pérégrinations internationales, comme le 25 mai 2025 à Hanoï, sont aussi une source inépuisable de plaisanteries.
Savamment synchronisés, à deux jours d’intervalle, le chef d’état-major Thierry Burkhard puis Emmanuel Macron, le 13 juillet, se succèdent à la tribune pour galvaniser les crétins qui s’appellent eux-mêmes patriotes

Préserver un modèle social hérité du Conseil national de la résistance (CNR) au lendemain de la 2de guerre mondiale ou doubler* le budget militaire, Macron a choisi, car il veut être craint. Mission délicate, car depuis huit ans, il passe pour un imbécile auprès de ses homologues étrangers. Parmi ses soutiens, le mignon Gabriel Attal veut tenir son rang
Face aux menaces, les plus pressantes sans doute depuis 1945, la France doit impérativement continuer son réarmement. Pour tenir son rang, être respecté, et protéger nos intérêts vitaux [en Françafrique]
Maintenant la bonne nouvelle : puisqu’ils ont choisi l’affrontement, je prédis que les pinzuti [Français] se feront quand même humilier. Car aucun sacrifice social ne suffira à empêcher l’effondrement de l’hégémonie occidentale. Pas plus que furent victorieuses les guerres anachroniques pour préserver l’empire colonial.
* l’objectif est de doubler par rapport à 2017 et avant la fin de son second mandat, un budget militaire en constante augmentation. Il est de €50,5 milliards en 2025, devrait être de €63,4 milliards en 2027

Malheureux concours de circonstances ou bien schizophrénie française et perversion d’Emmanuel Macron ? Le 15 juillet, le premier ministre François Bayrou dévoile les grandes lignes du budget 2026 d’une France en redressement judiciaire, après 18 ans de gouvernement atlantiste. Cette actualité nationale est riche d’enseignements et dans un article qu’il publie le 17 juillet, Emmanuel Todd est contraint de recourir à la psychiatrie pour comprendre les effets de bord du déclin occidental et français. La conclusion s’impose : la Russie est la cible des fantasmes érotomanes d’Emmanuel Macron et ses laquais.
Le prix Nobel de la paix est la dernière obsession de Donald Trump, qui le 18 août 2025, trois jours après sa rencontre avec Vladimir Poutine à Anchorage, accueille Volodymyr Zelenskyy et un quarteron de dirigeants européens à la Maison Blanche. La chorégraphie de la réunion des laquais de daddy Trump est un travail psychologique, une catharsis, pour que l’Occident reconnaisse enfin sa défaite dans le Donbass et en Ukraine

Encore traumatisé par son humiliation à Washington, Emmanuel Macron accorde le lendemain un entretien aux journalistes de LCI. Lors de cette nouvelle envolée lyrique, il déclare
Ne soyons pas naïfs. Y compris pour sa propre survie, il [la Russie où Vladimir Poutine ?] a besoin de continuer de manger. C’est un prédateur, un ogre à nos portes
illustre le diagnostic antérieur d’Emmanuel Todd. Le président français souffre d’érotomanie.
La sûreté de l’État français a cessé depuis longtemps de m’intéresser et au contraire, je suis même réputé lui porter atteinte. D’autres sont entrés dans la carrière, dit la chanson, essuient aujourd’hui un échec cruel. Ce qui arrive même aux meilleurs. Mais ce sont les Alliés qui ne sont pas contents. La France aura beau nier, eux savent que les données sont authentiques.

Membres du groupe Killnet (cf. David Piguet), des as russes de l’informatique sont parvenus à recueillir auprès de l’administration française des informations sensibles : les procès-verbaux et autres documents de réunions secrètes au sujet de l’Ukraine entre France, Pologne, Roumanie et Royaume-Uni. Dont une carte datée du 28 avril 2025, destinée à l’état-major des armées françaises, qui est rendue publique sur le web le 9 septembre.
En marge du document que chacun peut consulter, les pirates ont réalisé une synthèse du projet de la Coalition de volontaires, si cher à Emmanuel Macron. Aux Russes, l’intégralité du Donbass, ainsi que les régions de Kherson et Zaporojie, jusqu’à la ligne de cessez-le-feu ; aux Français, les ressources minérales de Jytomir, Kharkov et Soumy ; aux Polonais et Roumains, Odessa et les régions frontalières ; les Britanniques se contenteraient de plateformes logistiques un peu partout ; 50 000 hommes pour emballer le butin occidental

Mais la Russie a dit et répète jusqu’à ce jour qu’elle ne tolérera pas de troupes de l’OTAN sur le territoire de l’actuelle Ukraine. Notez que depuis le 31 août, Thierry Burkhard n’est plus Chef d’état-major.
Dans un entretien que le journal italien de gauche Il Fatto Quotidiano publie le 13 septembre, le prestigieux économiste Jeffrey Sachs révèle une conversation personnelle avec Emmanuel Macron. À l’époque où le professeur de l’université Columbia fut fait chevalier de la Légion d’honneur, ce qui nous ramène en mai 2022, trois mois après le début de l’opération militaire spéciale russe, le président français lui expliqua que l’OTAN portait l’entière culpabilité du conflit. Cette information confirme, dans tous les cas de figure, que sa Vacuité ment comme un arracheur de dent

À New York le 24 septembre 2025, à l’instar de son grand ami [c’est Emmanuel Macron qui le dit] Javier Milei, catastrophe néo-libérale pour l’économie de l’Argentine et son peuple, sa Vacuité est reconnue employé de l’année par l’Atlantic Council, un think tank militariste dont la mission est de défendre les intérêts de l’empire états-unien.
Il ne tarde pas à mettre en scène une nouvelle farce, car son psychisme est trop faible pour parvenir à accepter sa défaite au Donbass et en Ukraine. De dépit le 2 octobre, il compense par une nouvelle envolée lyrique au Sommet de la Communauté politique européenne (EPC) de Copenhague. L’Europe est alors en proie à une épidémie d’hystérie collective, voit des drones partout. Qui d’autre que des Russes pourraient les piloter ?

La bulle médiatique contient surtout paranoïa et désinformation, car la presse bleu horizon est incapable d’envisager l’hypothèse la plus probable de plaisantins locaux, aux commandes de quelques inoffensifs aéronefs. Au contraire, les mêmes pressetitués colportent une fable ukrainienne particulièrement farfelue : les drones seraient lancés par la flotte dite fantôme, des navires armés par les vastes restes du monde, qui transportent du pétrole russe et n’ont pas le goût ou l’envie de se soumettre aux sanctions administratives occidentales

Sa Vacuité est incapable de limiter ses gesticulations à la scène danoise et alors que le Droit garantit pourtant le libre passage dans les eaux internationales, il décide à 47 ans de se lancer dans la piraterie maritime

Ses officiers sont chinois et chargé de pétrole russe, le navire béninois vogue paisiblement vers l’Inde, quand le 27 septembre, les corsaires français montent à l’abordage du Boracay dans les eaux internationales. Mais vaine recherche et choux blanc, pas le moindre indice n’étaye les accusations ukrainiennes de lancement de drones en Scandinavie. Bien qu’aux ordres de l’exécutif, le parquet français est contraint au soir du 2 octobre de laisser le pétrolier lever l’ancre. Illustration de la mesquinerie atavique des pinzuti, la convocation du commandant à comparaître le 23 février 2026 à Brest pour refus d’obtempérer, quand la piraterie et leurs pitreries en treillis obligeraient plutôt les autorités à présenter de plates excuses

Huit jours après que des corsaires français soient montés à l’abordage du pétrolier fantôme béninois Boracay, le nouveau ministre de la contre-menace-prédatrice-et-existentielle [Macron], Bruno Le Maire, est enfin prêt le 5 octobre 2025 à provoquer l’effondrement [Le Maire] de l’armée Russe, à la dilater comme jamais [Le Maire]

Le lendemain, les vastes restes du monde ont tort de ricaner, car la Russie tremble. Vladimir Poutine a bien compris que l’implosion de l’éphémère gouvernement Lecornu est une ruse de guerre.
Vous n’aimez pas votre travail ? Essayez de vous mettre à la place des pauvres garçons, le 17 novembre 2025, qui font les jardinières sur la base aérienne de Villacoublay, pendant qu’au premier plan, deux divas posent pour Gala

On me dit à l’oreillette que Volodymyr Zelenskyy s’engage à acheter 100 chasseurs Rafale. Avec quel argent ? Avant ou après détournement par son équipe ? Pour en faire quoi et surtout, quand ?
Emmanuel Macron figure parmi les dirigeants européens qui défilent à Berlin le 15 décembre, mettent en scène leur vacuité pour geindre et quémander encore une fois auprès des États-Unis. Ils semblent ignorer que le résultat d’une guerre se décide sur le champ de bataille. Le Donbass sera libéré par la diplomatie ou par la force, que cela leur plaise ou pas. Le même jour, le Conseil de l’Europe impose des sanctions à plusieurs personnes, dont l’expert suisse Jacques Baud, qui selon le communiqué
sert de porte-parole à la propagande pro-russe et propage des théories du complot

L’accusation est délirante. Jacques Baud a été colonel du renseignement suisse, spécialiste de l’Europe de l’Est. Entre 2009 et 2011, il dirigeait à New York l’équipe Politiques et Doctrine du Bureau des affaires militaires du Département des opérations de maintien de la paix des Nations Unies. Ce fut dans le cadre de l’OTAN qu’il participa à des programmes en Ukraine en 2014 et 2017. Sa rigueur et son travail d’analyse sont considérables

Alors pourquoi cette punition administrative ? Dès la fin 2022, à l’instar de votre serviteur et beaucoup d’autres, l’expert énonça la réalité : l’Occident subit une défaite humiliante au Donbass et en Ukraine. Washington l’a aussi compris. Elle semble s’imposer aujourd’hui à des foules, puisqu’à croire l’immense majorité hystérique des employés de presse française, les chars russes se rapprochent dangereusement de la place de l’Étoile

Radio Free Europe, un organe de la CIA, dévoila dès le 10 décembre sa sanction et l’intéressé put la commenter. En l’apprenant, il m’a bien semblé sentir une odeur fétide, un peu comme l’haleine d’un Philippe Henriot (1889-1944), Secrétaire à l’information et à la propagande de l’État français, une grande voix française que des résistants communistes arrachèrent à l’affection des siens. Il porte à Bruxelles sa tête habituelle de détraqué, quand Jean-Noël Barrot confirme que ces sanctions sont prises à l’initiative de la France

Je crois le ministre des affaires étrangères assez crétin pour exercer des représailles par dépit de sa défaite par procuration au Donbass et en Ukraine. Car sa punition amplifiera le succès des excellentes analyses de Jacques Baud

Si l’objectif est plutôt de dissuader la résistance à la désinformation occidentale, alors je crains pour eux que les Français n’aient fait comme souvent une projection de leurs propres carences. Chaque jour qui passe, leur gouvernement alimente de vilains préjugés à leur sujet : froussards, mesquins, lâches, incompétents et arrogants

C’était avec grand plaisir que je me suis entretenu avec une journaliste russe, pour un documentaire que la chaîne Russia Today, censurée en Europe mais largement regardée aux États-Unis, en Afrique ou en Chine, diffuse le 19 décembre.
Les premiers jours de 2026 éclairent d’une lumière crue la fonction politique de l’employé de banque Macron et par conséquent, sa posture au sujet de l’Ukraine. Grouillot de ploutocrates européens et néoconservateurs états-uniens, il s’illustre comme le plus inconditionnel soutien européen du raid que les porte-flingues de Donald Trump exécutent au Venezuela au petit matin du 3 janvier

De l’aveu même du président des États-Unis, son objectif est colonial, pour le pétrole et le bien d’un empire néolibéral doté de deux capitales : Jérusalem et Washington

Non content d’avoir fait ricaner la terre entière avec ses lunettes de soleil au Forum économique mondial de Davos le 20 janvier, Emmanuel Macron poursuit ses facéties et pour prouver sa virilité le 22, envoie les corsaires de la Marine nationale à l’abordage en toute illégalité en méditerranée du pétrolier comorien Grinch, un parmi les quelques centaines de très sournois navires de la vilaine flotte fantôme russe.
Sa Vacuité, vous dis je, faiseur de vent de la catégorie des tempêtes du grand large. Contrairement à ce qu’assènent les posts brouillons et vindicatifs du compte French Response sur X, organe burlesque du quai d’Orsay, rien ne peut justifier la rétention du pétrolier comorien Grinch. Les sanctions occidentales ne sont pas de Droit international ou maritime. Aucune infraction pénale française n’a été constatée et finalement, aucune information judiciaire n’est ouverte. Même le parquet, corps de magistrats chargés d’initier les poursuites pénales et qui en France, sont des laquais du pouvoir exécutif, est frappé de confusion mentale quand il évoque brièvement une immobilisation administrative. Rien ne va dans cette opération publicitaire de piraterie, une ratatouille juridique où un chef d’État puéril s’affranchit du Droit national et international

Abus de substances psychotropes ? Revenu dans le monde réel le 29 janvier, Emmanuel Macron s’entretient au téléphone avec Volodymyr Zelenskyy et piteux, se plaint du Droit français, qui l’oblige à relâcher le navire et son équipage indien – il est temps de s’en apercevoir. Ces paroles sont rapportées le lendemain par le journal en ligne ukrainien European Pravda, qui nous apprend aussi que puisqu’il a violé la loi, le fanfaron s’engage auprès de son homologue kievien à la faire changer sine die. C’est une autre réforme juridique que l’Europe attend depuis longtemps en France : la séparation du parquet et du pouvoir exécutif

Beaucoup de talent chez le dessinateur français qui le 13 février, sait croquer avec tant de précision la personnalité de Jean-Noël Barrot, ministre des affaires étrangères de la Macronie.
Ce sont probablement des agents implantés en Ukraine qui ont informé le SVR. L’agence russe de renseignement extérieur dévoile l’affaire le 24 février 2026, quatrième anniversaire du déclenchement de l’opération militaire spéciale au Donbass et en Ukraine. Dans le contexte de la défaite militaire générale des troupes atlantistes, la France et le Royaume-Uni projettent de doter en secret l’Ukraine de l’arme nucléaire

(Nick Bockelman / Scientific American)
Une solution technique envisagée est le transfert de têtes françaises TN75, que portent les missiles balistiques intercontinentaux en cours de remplacement M51.1. Chacune délivre une petite charge de 110 kt équivalents de TNT, soit 7,5 Hiroshima. Le vice consiste à faire croire que l’arme nucléaire ukrainienne serait le résultat d’un développement national. Le communiqué russe précise que sollicitée, l’Allemagne a décliné l’offre de se joindre à l’affaire.
Vice-président du Conseil de sécurité de Russie, Dmitri Medvedev éclaire ensuite le public sur les raisons stratégiques de cette révélation. Elle est un avertissement ; en cas de transfert effectif du matériel, la Russie lancerait pour le moins des frappes nucléaires tactiques sur les sites ukrainiens de destination.
Le projet secret européen est non seulement une violation du traité de non-prolifération, mais aussi une folie stratégique qui risque de dégénérer en confrontation nucléaire. Le fanatisme affiché depuis quatre ans par les dirigeants européens, les personnalités retorses et déséquilibrées d’un Emmanuel Macron ou d’un Volodymyr Zelenskyy ne laissent guère de doute sur l’authenticité des informations que le SVR a exploitées.
in L’engagement français dans les rangs ukrainiens
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