- Kastner Kysilenko, Pierre, né le 15 septembre 1983,
vit à Berlin, où il exerce l’activité de coach

L’Alsacien a failli combattre dans les rangs atlantistes en Ukraine, mais s’est ravisé en mars 2022. Il mérite néanmoins sa place dans ce panthéon, car il illustre à merveille le degré de complaisance et de falsification historique de la presse occidentale. Plusieurs organes français l’ont interviewé quand il était basé à Yavorov, près de la frontière polonaise. Il fut d’abord déçu par la solde de base dans la Légion internationale, indexée sur le coût de la vie en Ukraine. Seules les primes de combat la rendent intéressante. Puis le centre de regroupement des volontaires étrangers fut frappé le 13 mars par des missiles de croisière. Bref, il est rentré à Berlin. Le 27 mars, le JDD écrit
Pierre Kastner Kysilenko, alsacien d’origine ukrainienne, a la résistance dans le sang. Son grand-père, arrivé en France en 1948, s’est battu contre l’occupation nazie puis soviétique en Ukraine
Il faut oser. De nombreux Ukrainiens ont immigré en Europe et en Amérique du Nord à la fin des années 40 et au début des années 50. Le Royaume-Uni, par exemple, a accueilli 8 500 SS ukrainiens après la guerre. Beaucoup ont demeuré un temps dans des camps de réfugiés en Allemagne de l’Ouest, avant de choisir leur nouvelle patrie. Tous fuyaient la victoire de l’Union soviétique sur l’Allemagne nazie. Nul en Ukraine ne s’est battu contre l’occupation nazie puis soviétique. Si Kastner l’a raconté aux journalistes, il est affabulateur ou révisionniste. Seuls des Polonais et des Soviétiques convaincus ont résisté aux nazis sur le territoire de l’actuelle Ukraine. Les nationalistes ukrainiens, ceux réfugiés à l’ouest après 1945 et vous allez comprendre pourquoi, avaient plutôt coutume de parader en son honneur, quand Hans Frank, Generalgouverneur für die besetzten polnischen Gebiete [gouverneur général des territoires polonais occupés], les visitait

La falsification historique est courante aujourd’hui chez les propagandistes ukrainiens, trouve sa justification dans le fait que les Allemands ont interné, entre 1941 et 1944, le chef des nationalistes ukrainiens, Stepan Bandera, qui avait pris la décision unilatérale, dans les fourgons des armées du Reich qui envahissaient l’Union soviétique, de déclarer une Ukraine fasciste et indépendante. Je détaille son histoire dans la partie consacrée à David Piguet. Pendant son internement, les miliciens de l’UPA (Armée des insurgés ukrainiens) n’ont jamais affronté les occupants allemands. Eux-mêmes nazis, ils ont massacré, avec la bienveillance des Allemands, entre 50 000 et 100 000 civils polonais, mené à partir de 1944 une guérilla contre l’Armée rouge victorieuse

Le Canada nous en offre une illustration grand-guignolesque, dont l’épilogue psychodramatique sera aussi un plaisir de fin gourmet, lorsque le 22 septembre 2023, en présence de Volodymyr Zelenskyy et du premier ministre Justin Trudeau, le parlement fait une standing ovation à un héros ukrainien-canadien de la 2de guerre mondiale, qui s’est battu contre les Russes pour l’indépendance de l’Ukraine, c’est-à-dire Yaroslav Hunka, 98 ans, ancien Waffen SS ukrainien de la 14. Waffen-Grenadier-Division der SS, Galizien [Galicie, region de Lviv]

Justin Trudeau paraît immédiatement circonspect, mais Chrystia Freeland est ravie. Elle est elle-même la petite-fille d’un nazi ukrainien, ce dont bien sûr elle n’est pas responsable. Son grand-père, Mykhailo Khomiak/Michael Chomiak, était rédacteur en chef à Cracovie, capitale du Generalgouvernement für die besetzten polnischen Gebiete [gouvernement général des territoires polonais occupés], d’un journal de propagande nazie à destination de la communauté nationaliste ukrainienne. Il a fui bien sûr la victoire de l’Union soviétique sur l’Allemagne nazie. Le problème est que lorsque ces faits historiques lui sont présentés, elle ose répondre qu’ils seraient de la désinformation russe. Chrystia Freeland est vice-premier ministre du Canada

Volodymyr Zelenskyy n’est pas nécessairement nazi, plutôt un comédien professionnel. Ses sponsors le firent élire en 2019 sur la promesse de la paix au Donbass. Mais l’opportuniste n’a pas mis en oeuvre les accords de Minsk, n’a pas dissous les formations paramilitaires nazies. Car ceux qui portent les flingues, les Herren [seigneurs en Allemand] de l’État profond constitué en 2014, ont clairement expliqué, même en public, que de telles initiatives allaient lui coûter la vie. Ancien officier de renseignement et inspecteur de l’ONU en Irak, Scott Ritter le raconte fort bien. Et grâce à la corruption endémique, Zelenskyy a choisi de profiter de la vie.
L’apothéose se produit le 28 septembre, lorsque Yaroslav Hunka, alerte mais amer, explique aux médias canadiens qu’en raison du scandale national et international, il est contraint de se réfugier chez des amis en Amérique latine.
in L’engagement français dans les rangs ukrainiens
chronique alphabétique et nécrologique de l’engagement français dans les rangs atlantistes en Ukraine, ce que les journalistes serviles ne vous raconteront pas
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