Basse police

les états d’âme de Sacha Straub-Kahn, porte-parole du ministère français de la justice

Dans le ghetto palestinien de Gaza, le 19 novembre 2024 (chaîne israelienne Channel 14)

Le 8 octobre 2026, j’ai été placé en garde à vue et interrogé par la gendarmerie de Carghjese. À l’issue de cette mesure de quelques heures, le parquet de Paris a décidé de me faire comparaître en 2027 devant la 17e chambre du tribunal judiciaire de Paris, pour les faits de

harcèlement au moyen d’un service de communication au public en ligne ou d’un support numérique ou électronique : propos ou comportements répétés ayant pour objet ou effet une dégradation des conditions de vie et commis à raison de la race, l’ethnie, la nation ou la religion en date du 9 avril 2026

Hélas, je n’ai pas les moyens de quitter la Corse pour une audience correctionnelle en France, ni de payer un avocat pour me représenter. Voici donc ce que j’ai à dire.

Ainsi que je l’ai expliqué au travers de mes réponses en gendarmerie à des questions qui avaient été préparées à Paris, les faits ne sont pas établis à mon encontre, car je suis un militant antiraciste. Mise à part ma crainte d’une punition collective -pour harcèlements commis par chaque prévenu en particulier ou harcèlement ressenti à travers un flux de commentaires d’individus qui ne se connaissent pas ?- la religion supposée ou avérée de Monsieur Sacha Straub‑Kahn m’indiffère prodigieusement. Je rappelle à cet égard que j’emploie le plus clair de mon temps à documenter sur mon blog les idéologies nazies ou pétainistes d’une bonne moitié des combattants français que j’ai identifiés dans les rangs atlantistes en Ukraine. Que j’y dénonce régulièrement des actes ou propos antisémites, rappelai sur ce même blog en 2022 la rafle du Vel’ d’Hiv’, que police et gendarmerie françaises avaient perpétrée 80 ans plus tôt.

C’est en antiraciste et antifasciste que je suis un adversaire résolu du gouvernement suprémaciste de l’État d’Israël, des crimes de guerre et tueries de masse qu’il commet en Palestine, dans le cadre d’une stratégie assumée de nettoyage ethnique. Tout aussi résolu contre les sbires du Likoud, où qu’ils soient dans le monde et quelles que soient leur ethnie, religion ou nationalité. Tel l’abject personnage auquel s’adressa mon « tweet » -dont je ris encore- quand dans le contexte de l’opération de basse police dont fut victime Rima Hassan, il fit un odieux procès en antisémitisme à l’élu « insoumis » Thomas Portes. Si j’avais voulu moquer le judaïsme, j’aurais employé l’icône dédiée et pas celle du drapeau d’Israël.

Cela dit sur les accusations qui me visent, je n’ai reçu à ce jour aucun avis relatif à une procédure incidente qui ferait suite à la plainte que j’ai déposée à l’occasion de ma garde à vue. Plainte contre le Canard enchaîné, qui dans ses « Dossiers » du 10 avril 2026, m’accusa sans fondement et à tort de fabriquer des faux, que je publierais sur mon blog, quand j’y documente des individus comme par exemple le militant nazi lyonnais Gwendal Delange, dit « Kenneth », combattant depuis 2022 dans les rangs atlantistes en Ukraine

Dans un article publié le 10 avril 2026, le Canard enchaîné m’accusa entre autres choses d’avoir « truqué » cette image, d’avoir « transformé un drapeau ukrainien en drapeau nazi ». En réalité, elle fut publiée sur les réseaux sociaux le 18 février 2024 par Gwendal Delange, militant nazi à Lyon et volontaire français dans la 3e brigade d’assaut, émanation de l’organisation nazie Azov dans l’armée régulière ukrainienne. Ce drapeau ukrainien à swastika n’était même pas une création du nazi français mais un objet courant parmi les paramilitaires de l’organisation Azov. Le fond avait été flouté par Delange, afin de prévenir sa localisation. Son camarade à droite était l’Irlandais Alex Ryzhuk, que l’armée russe eut le bon goût de « dénazifier » en août 2024

En outre, le paragraphe qui m’est dédié dans l’article commence par une phrase peu sympathique pour le peuple corse, dans la mesure où la suite est un tissu de mensonges pour nuire à ma réputation d’enquêteur intègre

On touche le fond avec un autre Corse, Nicolas Cinquini

Je ne découvris l’article qu’en mai et demandai alors, via le service de messagerie intégré au site de l’hebdomadaire, la publication de ma réponse. Le secrétariat me répondit que ma demande était transmise à la rédaction. Aucune nouvelle depuis.

Les états d’âme d’un représentant du pouvoir exécutif français, dont les gendarmes, sur instruction, m’ont décrit le terrible traumatisme, semblent plus importants qu’une diffamation éhontée de ma personne dans un organe de presse à gros tirage.

J’ai une pensée pour le porte-parole du ministère de la justice. Je lui suggère de s’endurcir quelque peu, car en l’état, il me paraît inapte à exercer des responsabilités, plutôt la caricature d’une pathétique fin de règne, qu’il partage avec Gérald Darmanin, le chef de l’État et d’autres encore. Le contexte de toute cette affaire est l’opération de basse police dont fut victime Rima Hassan et en avril, il a d’ailleurs déposé plainte pour diffamation contre le Canard enchaîné. Mais elle ne me paraît pas aussi caractérisée dans son cas que dans le mien.

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