Images du jour : tuerie terroriste à Paris

(Lewis Joly / Sipa)

Vers midi, le 23 décembre 2022, un homme ouvre le feu rue d’Enghien, à Paris 10ème. Son arme est un pistolet automatique de calibre 45, ses cibles sont des travailleurs et passants qu’il ne connaît pas, aux alentours et à l’intérieur de commerces kurdes. Au moins six victimes sont touchées, trois seront décédées dans l’après-midi. Retraité français de 69 ans, le tireur est interpellé une demi-heure plus tard, porte six chargeurs d’une capacité de 15 cartouches chacun. La police et la justice le connaissent déjà. Un an auparavant, il s’acharna au sabre sur les tentes d’un camp de migrants.

Le mobile est le racisme, la tuerie est une attaque terroriste. Le terrorisme est un mode opératoire qui vise à atteindre un objectif politique commun, par la terreur qu’il inspire aux victimes. Carl von Clausewitz aurait pu écrire que le terrorisme est la guerre faite aux civils. L’auteur est seul rue d’Enghien, mais son mobile et ses objectifs politiques sont largement partagés. C’est du terrorisme.

Alors que des politiciens ont commencé à féliciter la police pour l’arrestation, le public apprend par des fuites que des employés et clients d’un salon de coiffure kurde ont réussi à désarmer le tireur, qui après la mêlée, a été hospitalisé pour des blessures à la tête. Prestige Chez Munzur – Barbier Coiffeur, 7 rue d’Enghien, est une adresse à retenir. Les archers du guet ne l’ont embarqué que plus tard

(Capture d’écran de CCTV dans le salon de coiffure)

Je connais la Police nationale. De nos jours, l’immense majorité des flics est inapte à affronter des hommes armés, la doctrine ne les y encourage pas. Si les héros du jour n’avaient pas maîtrisé l’assaillant, les forces d’intervention auraient été appelées à la rescousse, BRI en plan A, RAID en plan B. Ce syndrome fut déjà la cause du bilan d’un massacre de trois heures, le 13 novembre 2015, dans une ville qui compte pourtant par habitant deux fois plus de policiers que New York. En revanche, les cognes osent plus tard lancer des gaz lacrymogènes et grenades assourdissantes, pour disperser des Kurdes qui se sont rassemblés en hommage aux victimes

(Capture d’écran)

Pensiez vous qu’un citoyen français blanc pourrait commettre une tuerie raciste, donc un attentat terroriste ? Et bien le parquet, qui est en France un domestique du pouvoir exécutif, pense qu’en l’état, aucun élément ne privilégierait une enquête terroriste. Incompétence à tous les étages, pour le moins. Essayez de vous mettre dans la tête d’un membre de la communauté kurde. Tel est l’état de la société française et de la police qu’elle mérite.

Post-scriptum

Son nom est Malet, William Malet

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