Le Parisien commet une énième manipulation médiatique au sujet de l’Ukraine

Alors jeune inspecteur de police à Paris, au début des années 90, j’appris que Le Parisien était appelé la main-courante de la PP, porte-voix de la Préfecture de police. Le quotidien semble devenu celui de la plus médiocre propagande nationaliste ukrainienne. Avec une mièvrerie désopilante, il raconte la mort au combat et les funérailles de deux Amoureux des forces armées ukrainiennes : Valentyna Nagorna et Daniil Liachkevytch. Voici les premières secondes du script de la vidéo que le quotidien publie le 11 novembre 2024 sur sa chaîne Instagram. Sortons les mouchoirs
[voix féminine] elle s’appelait Valentyna ; il s’appelait Daniil ; ils étaient amoureux et ils sont morts sur le front en Ukraine […]
[…] son coeur était vraiment rempli d’amour […]
précise l’ancienne épouse de Liachkevytch. Voyons voir. Il était un hooligan fasciste et dès 2014, au début de la guerre civile en Ukraine, contre les habitants russophones du Donbass qui revendiquaient l’autonomie mais que le pouvoir d’extrême droite à Kiev qualifiait de terroristes, il rejoignit le bataillon Azov, une formation paramilitaire nazie de police spéciale, au sein de la garde nationale ukrainienne. Son indicatif radio était Berserk, un guerrier viking psychopathe

Son indicatif radio était Valkyrie et croyez-moi, ce n’était pas un hommage à Claus von Stauffenberg. Son identifiant Instagram était valkyria_ab3, où ab3 signifiait 3e brigade d’assaut. Plus confidentiel, son compte TikTok était valkyria__88, où 88 signifiait HH, pour Heil Hitler

Tous deux auraient été infirmiers, tant nous savons déjà que les militaires atlantistes, quand ils sont tués ou prisonniers, sont soit infirmiers, soit cuisiniers. Tous deux étaient membres de la 3e brigade d’assaut, émanation de l’organisation nazie Azov dans l’armée régulière ukrainienne. Son commandant est Andriy Biletsky, fondateur d’Azov en 2014 et dirigeant actuel du Corps national, un parti politique nazi en Ukraine

Tous deux furent tués le 1er novembre 2024. J’ai enquêté sur Telegram, brièvement échangé avec des militants nazis ukrainiens qui les voient comme des héros de l’Europe blanche et sont parfaitement fondés à exprimer cette opinion. Mon propos concerne plutôt la ligne éditoriale du Parisien.
J’ai détecté d’autres manipulations médiatiques du journal, par exemple le 4 septembre 2022. Pour illustrer le prétendu génocide que la Russie commettrait en Ukraine, Le Parisien publia une photo qu’Alexandre Ermochenko avait prise en réalité à Donetsk, le 2 septembre

Il montrait une victime des habituels bombardements terroristes délibérés, que l’armée ukrainienne commet depuis 2014, contre les civils russophones.
in The Western disinformation about Ukraine
en Anglais, une chronique de la censure, des fake news, du blanchiment du nazisme ukrainien et de ses crimes, dans la guerre par procuration que l’OTAN mène en Ukraine contre la Russie
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