le conseiller auprès du Centre pour le dialogue humanitaire est soupçonné d’espionnage militaire

Laurent Vinatier est conseiller auprès du Centre pour le dialogue humanitaire (HD), une ONG basée à Genève. Le FSB l’arrête à Moscou le 6 juin 2024
L’agence TASS précise
Selon les enquêteurs, pendant plusieurs années, et dans l’intention de ne pas remplir l’obligation établie par la loi russe de présenter à un organisme administratif les documents requis pour une inscription au registre des agents étrangers, l’accusé procédait à une collecte ciblée d’informations dans le domaine des activités militaires et militaro-techniques de la Fédération de Russie.
Une affaire criminelle pour manquement aux obligations prévues par la législation de la Fédération de Russie sur les agents étrangers a été ouverte
Son cas est évoqué par les journalistes français qui en soirée, s’entretiennent avec Emmanuel Macron, à l’issue de la célébration du 80e anniversaire du débarquement de Normandie, à laquelle il a eu le mauvais goût d’inviter l’Ukrainien Volodymyr Zelenskyy

Le président français répond
en aucun cas, c’était quelqu’un qui travaillait pour la France
- 7 juin 2024

À Moscou, Vinatier est présenté à la cour

Il plaide coupable. Son avocat explique que le Français aurait été de bonne foi, par ignorance de l’obligation de se faire enregistrer comme agent étranger, qu’il aurait collecté des informations militaires pour apprendre la réalité à son public, dans l’intérêt de la Russie. Ils demandent une assignation à résidence mais les juges prononcent une détention provisoire jusqu’au 5 août, date d’une nouvelle audience, pour une remise en liberté ou la prolongation de l’emprisonnement.
Les enquêteurs du FSB auront loisir de creuser la question de savoir pour qui travaillait Vinatier. Macron pourrait avoir menti la veille, après avoir été informé par ses propres services que le Français était bien bagué.

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