Images du jour : une Police nationale peuplée de petites frappes

nouvel épisode le 19 janvier 2023

un flicard (Leo Kekemenis / Encrage)

Le 19 janvier 2023, sur le boulevard Beaumarchais, à Paris, lors de la manifestation syndicale pour la défense des retraites, un fonctionnaire de police des CSI (compagnies de sécurisation et d’intervention de la Préfecture de police, bandes bleues sur le casque) a mutilé un photographe.

L’homme était tombé au sol, portait en évidence son appareil de la main droite, en hauteur, pour ne pas l’abîmer. A plusieurs mètres, le vil archer du guet est sorti des rangs et a piqué sur le malheureux, ignorant au passage d’autres photographes ou manifestants qui étaient debout, a porté délibérément un coup de matraque à l’entrejambe de la victime, dont un testicule a été amputé par la suite à l’hôpital. Son lâche forfait commis, le voyou s’est précipitamment réfugié derrière le rang formé par ses collègues

(Captures d’écran de vidéo)

Georges Clemenceau a dit au début du XXème siècle que la Police judiciaire était la seule police qu’un État démocratique puisse avouer. De mes longues années en qualité d’inspecteur de police et officier de police judiciaire, avant le XXIème, avant que les réformes successives, de Charles Pasqua, en 1995, à Gérald Darmanin, en 2022, n’achèvent de la ravager, je dispose de quelques vieux restes de Droit pénal spécial.

[…] Les violences ayant entraîné une mutilation ou une infirmité permanente [article 222-9 du Code pénal, infraction] est punie de quinze ans de réclusion criminelle lorsqu’elle est commise [article 222-10 du Code pénal] par une personne dépositaire de l’autorité publique ou chargée d’une mission de service public dans l’exercice ou à l’occasion de l’exercice de ses fonctions ou de sa mission […]

En application de la loi, le cogne devrait donc monter en cour d’assises.

À chaque nouvelle violence illégale de fonctionnaires de la Préfecture de police, recrutés au rabais, formés à l’avenant, dans un esprit de loyauté à leur hiérarchie et de répression sociale, bien plus que la sûreté de ceux qui les payent en réalité, je me souviens comment les mêmes flicards, pourtant armés, se sont terrés de frousse le 13 novembre 2015, quand une poignée de terroristes massacraient sans rencontrer d’opposition dans les rues de Paris.

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