[Spartera] FLNC

[u cumunicatu di stampa di u FLNC-Unione di i Cumbattenti, chì Corse Matin publica stu 6 d’aostu 2026]

[Cattura di schermu]

De temps en temps, vous verrez ces prétendus républicains parader, et je regarde et vois ces 50 ans, et je vois ces 40 ans, et je vois ces 35 ans… et moi, je ne me souviens pas de la plupart d’entre eux. Vous savez ce que je me demande – je me demande où ils se trouvaient quand il y avait une guerre

Martin McGuiness

À l’aube de ces Ghjurnate Internaziunale, nous tenons dans un premier temps à adresser à toutes les délégations présentes un message de soutien pour toutes les luttes qu’elles représentent. Au-delà des particularités de chacune d’entre elles, elles ont une valeur universelle : tous ensemble nous incarnons une Humanité qui résiste à toutes les oppressions et continue à remettre en cause un ordre injuste qui nie le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes.

Tous nos combats sont en réalité les véritables garants d’un respect fondamental, celui d’un droit international dont se prévalent cyniquement ceux qui le bafouent quotidiennement.

Au premier rang de ces puissances coloniales se trouve l’Etat français présent aux quatre coins du monde pour défendre de sordides intérêts, qui sont au fond même pas ceux de son propre peuple, il interdit tout développement à des Nations qu’il a historiquement soumises par le fer et par le feu. Mais nos peuples lui tiennent tête depuis des siècles.

La Corse s’est dotée, il y a maintenant cinquante ans, d’une organisation politico-militaire qui a toujours assumé le combat le plus difficile et payé un lourd tribut à une lutte incessante pour le respect des droits imprescriptibles de notre peuple.

Elle est, à l’évidence, la représentation de la société corse dans son ensemble. Si notre organisation clandestine a traversé ce demi-siècle en maintenant le flambeau de la résistance, c’est parce que nos objectifs, contrairement à nos militants, n’ont jamais été clandestins.

En effet dans les périodes les plus sombres, ils éclairent le chemin qui des générations qui se succèdent et qui nous disent chaque jour que le combat doit continuer.

Au fil du temps, nous avons opposé à la violence du système colonial français une action militaire ciblée et répondant toujours à des impératifs éthiques bien établis.

Nos militants ont payé et payent le prix le plus fort, celui de la Liberté, et trop souvent celui de la vie. Chaque vie reste irremplaçable mais malgré les obstacles et les pertes les plus douloureuses, notre détermination reste intacte et sans faille.

Aux ennemis de notre Nation, nous le disons clairement et sans ambiguïté : JAMAIS vous ne pourrez nous réduire, car nous sommes l’émanation d’un peuple multiséculaire qui a un destin National à accomplir, et NON un destin français à subir.

Durant toutes les années écoulées, le F.L.N.C n’a pas été seulement une organisation légitime de résistance. Il a été également le lieu où notre peuple a pu échafauder, en dehors du cadre imposé par la France, un projet de société novateur qui lui ressemble, basé sur ses fondements culturels propres. Il a impulsé l’organisation des luttes syndicales et politiques qui connaissent aujourd’hui des prolongements publics devenus incontournables.

CINQUANT’ANNI DI LOTTA ARMATA

En cette 50ème année ” anniversaire ” de la création du Front, plusieurs manifestations ont lieu allant de rétrospectives parfois approximatives ou orientées, à des hommages sincères à notre action qui, au fil des décennies, a démontré une efficacité redoutable, reconnue par de nombreux observateurs avisés de notre peuple et au-delà.

Mais aujourd’hui c’est nous qui voulons rendre hommage :

A nos frères de lutte trop tôt disparus.

A toutes celles et tous ceux qui ont tant fait pour la Nation Corse, mais que l’on n’entendra jamais. Ceux qui ont subis et qui subissent l’exil carcéral dans les prisons françaises et dont certains sont toujours à nos côtés.

A la jeunesse de notre pays, elle qui a su se mobiliser et trouver les voies de l’unité dans l’action face à l’intolérable, afin de porter dans la rue les revendications essentielles.

A tous les patriotes qui, où qu’ils se trouvent, demeurent l’ultime rempart face à une entreprise insidieuse et méthodique d’effacement de notre peuple.

Aujourd’hui, les garanties démocratiques, que les Corses sont en droit d’exiger sur leur terre, ne sont aucunement respectées.

RICUNNISCENZA DI U POPULU CORSU, STATUTU FISCALE, STATUTU DI RESIDENTE, CUUFICIALITA DI A LINGUA CORSA

La mascarade de « Beauvau », qui aboutit à la négation de l’existence de notre peuple et au reniement des principales revendications de ces dernières décennies, a désormais tourné court. Quel que soit le sort réservé à un texte qui avait d’emblée tout sacrifié sur l’autel de quelque vanité politicienne, nous sommes déjà dans l’après « Beauvau ».

Conformément à notre dernière communication, force est de constater que les bases fondamentales ont été volontairement abandonnées, à savoir la reconnaissance du peuple corse, le statut de résident, la coofficialité de la langue corse et bien évidemment un réel pouvoir législatif. Elles doivent être la matrice de tout réel processus de négociation.

Clairement, nous nous opposerons fermement à toute tentative visant à nier l’existence du peuple corse qui constitue la base indispensable à toute solution politique sérieuse et durable pour la Corse.

Le mouvement national, celui de la résistance, doit trouver les voies et moyens de créer un nouveau rapport de force politique pour faire avancer les revendications fondamentales abandonnées pour des raisons de basse politique malheureusement contraires aux intérêts « supérieurs » de notre peuple.

L’unité patriotique, indispensable à cette démarche, devra exclure toute logique de soumission, tout accord séparé, tout reniement des fondamentaux de notre lutte, et donner toute sa place à la jeunesse, l’avenir de notre Nation.

Ceux qui s’expriment encore aujourd’hui au nom du mouvement national, tout en soutenant ledit processus Beauvau, commettent une duperie sans précédent à l’égard de notre peuple.

Notre organisation, quant à elle, continuera à jouer pleinement son rôle en soutenant par nos efforts de Paix, pour l’heure unilatéraux, toutes les initiatives qui concourront réellement à une solution politique à laquelle notre peuple aspire depuis des décennies.

Aussi, l’abandon de toutes les poursuites judiciaires, relatives aux actions de résistance, devra obligatoirement faire partie de la résolution du conflit qui nous oppose à la France depuis 250 ans. Il ne pourra en être autrement.

Le peuple Corse ne sera jamais une vulgaire communauté administrative au crochet de l’Etat français mais bel et bien, un peuple vivant sur SA terre, avec SA langue, SA culture et SON histoire qui demeure aux antipodes du destin français proposé à l’Assemblée nationale française ces dernières semaines.

BASTA A FRANCISATA

Pour l’heure, la colonisation de peuplement galopante, et complètement décomplexée, continue sur un rythme effréné. Le constat est effarant et malheureusement partagé, depuis un certain temps déjà, au-delà de la sphère nationaliste. Il n’est même plus surprenant d’entendre les plus hostiles opposants aux revendications nationales, tenir des propos et éléments de langage historiquement utilisés par les patriotes corses.

Ce phénomène invasif colonial, chamboule nos codes, nos comportements et plus globalement notre société, celle que nous avons toujours connue, apaisée et respectueuse de ce que nous sommes.

L’arrivée massive chaque année de près de 5000 étrangers, dont une grande majorité de Français de toutes origines, soumet notre peuple à une pression démographique qu’aucun pays ne pourrait supporter. Les personnels d’encadrement dans le public (fonction publique, administrations…) comme dans le privé (grandes surfaces, magasins franchisés, activités commerciales diverses…) viennent d’ailleurs, alors que de jeunes diplômés corses sont écartés.

Parallèlement une partie de plus en plus importante de personnes en difficulté débarquent, représentant soit une main d’œuvre corvéable à merci pour de grands groupes, soit un contingent qui contribue à gonfler statistiquement l’aide sociale « attribuée aux Corses ».

Enfin le chiffre des résidences secondaires, dont certaines luxueuses appartenant à des non Corses ne cessent d’augmenter dans des proportions démentielles. Cette colonisation de peuplement multiforme ne doit rien au hasard.

Elle est une arme de dilution massive que le colonialisme a toujours utilisée contre les peuples qu’il voue à la soumission, voire à la disparition.

Nous le disons clairement : collaborer à la validation de texte constitutionnel réaffirmant, au nom d’une prétendue « égalité », les principes qui favorisent et vont permettre d’amplifier cette colonisation de peuplement est une grave faute politique, pour ne pas dire plus.

Plusieurs de ces nouveaux arrivants, toutes situations sociales confondues, commencent d’ailleurs à adopter des comportements de plus en plus arrogants, considérant qu’il n’y a plus de problème à venir s’installer dans une partie du « territoire français » où l’on peut importer et imposer sa manière de vivre et de concevoir les rapports humains.

D’une manière ou d’une autre, notre peuple ne pourra accepter la déstabilisation permanente du mode de vie qui lui est propre et l’installation d’un climat propice à toutes les dérives que l’on constate en France actuellement. Son avenir en dépend.

Nous saurons le rappeler à tous ceux qui débarquent ici en terre conquise.

En attendant que nos droits nationaux soient reconnus et respectés, nous n’avons qu’un message à leur adresser : RESTEZ CHEZ VOUS.

Et, dans le cas contraire, ne vous considérez pas en sécurité sur notre territoire national.

Le peuple corse est un peuple multiséculaire qui s’inscrit durablement dans la résistance face à tous les envahisseurs, et par conséquent, nous réitérons que jamais nous ne nous laisserons assimiler à une quelconque communauté, qu’elle soit, de destin ou insulaire.

Nous veillerons à vous rappeler qu’il y a ici un peuple, et qu’il est, lui, la seule communauté de droit sur SA terre.

CRIMINALISAZIONE DI A NOSTRA LOTTA

En même temps qu’il a favorisé la colonisation de peuplement, l’Etat français a tout tenté pour criminaliser le mouvement de libération national.

Il le fait encore aujourd’hui, en sachant pertinemment que ce dernier constitue le seul véritable rempart contre l’emprise croissante de toutes les dérives criminelles et affairistes.

La configuration actuelle en Corse nous impose une vigilance de chaque instant. Que personne ne se méprenne, lorsque la situation nous l’a imposé par le passé, nous avons toujours su répondre avec responsabilité et fermeté à toute atteinte à l’intégrité physique de nos militants.

La déliquescence de notre société, l’explosion du trafic de drogue et la prolifération des logiques criminelles infectant des pans entiers d’une pseudo économie, sont le résultat d’un politique délibérée. Son objectif principal est de permettre à l’Etat français de rester le maître d’un chaos qu’il a lui-même organisé, et d’imposer sa vision à une population stigmatisée, apeurée, devenue l’ombre d’un peuple.

Nous ne l’accepterons jamais.

Aujourd’hui, comme hier et certainement demain, les manipulations médiatiques officielles et officieuses de l’Etat français et de ses sbires tentent de criminaliser notre organisation.

Autant leur rappeler à nouveau que notre organisation politique est exclusivement au service des intérêts de notre peuple. Ces méthodes de criminalisation contre ceux qui portent la Résistance ne nous feront jamais dévier de notre chemin. Depuis Pasquale Paoli à aujourd’hui, l’Etat français n’a jamais cessé d’œuvrer à la disparition programmée du Peuple Corse.

D’autre part, nous ne serons jamais favorables aux justices d’exceptions pour la Corse, les mêmes qui, d’ailleurs, ont toujours frappés durement les militants du mouvement national. Nous ne pourrons jamais être aux côtés de ceux qui soutiennent ces logiques.

Quant à nous, nous ne laisserons pas notre pays devenir le terrain de jeux privilégié de manipulateurs haut placés qui défendent avant tout leurs propres intérêts et également ceux d’une caste de groupes financiers corses. Ils nous trouveront toujours sur leur chemin.

Seul le renforcement d’un mouvement national cohérent, dans toutes ses composantes, permettra de régler, progressivement, tous ces problèmes.

Sans complaisance, sans faux fuyant, avec la force du peuple corse et de ceux qui se sont toujours battus pour lui.

Nous y participerons à notre place, avec la détermination dont nous avons toujours fait preuve, même aux pires moments, et qui ne nous a jamais quittés.

Nous avons confiance en l’avenir et en la détermination de nos forces vives. Qu’il soit politique, syndical et culturel, l’engagement militant demeure primordial dans notre Lutte de Libération Nationale, dont l’aboutissement devra permettre à notre peuple d’accéder à une souveraineté pleine et entière, qui pour tous les peuples du monde porte un seul nom : INDEPENDANCE NATIONALE

PIU CHE MAI, FORAA FRANCIA

EVVIVA U FRONTE

A POPULU FATTU BISOGNA A MARCHJA [fine]

Articuli cunnessi

10 di lugliu 2026 : Benvenuti, Rama Duwaji

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« Aucun accord entre la Corse et la France ne pourra être qualifié d’historique tant qu’il n’entérinera pas la reconnaissance des droits du peuple corse sur sa terre comme seule communauté de droit »

28 di ghjugnu 2025 : L’Assemblea di Corsica ricunnosce l’esistenza di u Statu di Palestina

in cunfurmità cù e disposizioni precedenti di l’ONU

5 d’aostu 2024 : u FLNC irrompe in Ghjurnate Internazionale di Corti

« L’extrême droite, qu’elle soit française ou qu’elle se drape dans le drapeau à tête de Maure, reste une gangrène pour le peuple corse »

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