deux Français sont tués en Ukraine le 1er février 2024

En début de soirée, le 1er février 2024, le parquet ukrainien annonce qu’à Berislav, sur la rive droite du Dniepr, environ 75 km en amont de Kherson, une attaque de drones russes a tué vers 16:00 deux volontaires étrangers. Trois autres ont été blessés. Pour sa part, l’autorité administrative locale confirme ensuite la mort de deux Français.
La presse ukrainienne aux ordres précise plus tard que ces volontaires étaient des civils, des travailleurs humanitaires, ce que les premières déclarations officielles n’ont pas infirmé, ni affirmé.
Dans la nuit, la presse française commence à rapporter les déclarations des autorités ukrainiennes et souligne que malgré la demande de l’AFP, le quai d’Orsay n’a pas encore réagi. Il devra s’y résoudre sous la pression médiatique. Le gouvernement ne s’exprime qu’en fin de matinée, le 2 février, par le clavier sur X du ministre Stéphane Séjourné, procédure inhabituelle qui remplace le communiqué de presse du ministère
La barbarie russe a visé des civils en Ukraine. Deux humanitaires français ont payé leur engagement auprès des Ukrainiens de leur vie. Trois sont blessés. Mes pensées vont vers eux et leurs proches. La France se tient à leurs côtés. La Russie devra répondre de ses crimes
Plusieurs paradoxes intriguent l’observateur suspicieux. À l’occasion des précédents décès violents confirmés, la coutume consistait généralement à désigner les défunts, le plus souvent combattants, par leurs prénoms et la première lettre de leurs noms, rien dans le cas présent. En outre, aucune ONG n’a encore communiqué pour déplorer des pertes. Selon le Monde, ils travaillaient pour l’association Entraide protestante suisse, connue sous l’acronyme allemand EPER, qui revendique le pain pour le prochain. Le 19 décembre 2023, un drone russe frappa le bureau de l’EPER à Kherson. Probablement une attaque ciblée, mais certainement pas pour y tuer des poulets.
Pourtant peu suspects de sympathie pour la cause russe, même des journalistes français, dans la plupart des articles en ligne, placent le mot humanitaires entre guillemets et lui ajoutent selon Paris.
Une demi-heure après le ministre des affaires étrangères, Emmanuel Macron puis Volodymyr Zelenskyy se succèdent sur les réseaux sociaux, dans une opération concertée de propagande, pour dénoncer un acte lâche et indigne. Dont les victimes ne sont toujours pas connues, car en début d’après-midi, l’EPER se manifeste enfin, par un communiqué laconique, sans les identifier.
L’apothéose se produit dans la soirée du 2 février. En raison de la mort des deux Français, le Parquet national antiterroriste (PNAT) ouvre d’initiative une enquête contre la Russie. Si le ridicule tuait en France, des figures comme Jean-François Ricard auraient été arrachées depuis longtemps à l’affection des Français. Qui doivent à de tels organismes de courtisans leur protection, que le monde entier ne leur envie pas, contre le terrorisme. Un indice supplémentaire que le drone russe de Berislav n’a pas manqué sa cible.
Des hommages sur le web et fuites dans la presse permettent le 3 février d’identifier les deux humanitaires, selon Stéphane Séjourné et Emmanuel Macron. Mais en raison de leurs personnalités conjuguées, je vois plutôt des opérateurs missionnés par le gouvernement français

Guennadi Guermanovitch, 52 ans, a été policier scientifique biélorusse jusqu’en 1996, puis légionnaire du 2e REP (régiment étranger de parachutistes) jusqu’en 2007, au 3e REI (régiment étranger d’infanterie) de Kourou, Guyane, jusqu’en 2009. Spécialiste des transmissions, il était entrepreneur en sûreté privée, formait des Ukrainiens à son art depuis 2019

Adrien Baudon de Mony Pajol, 42 ans, était homme d’affaires et spécialiste vinicole au large réseau international, le profil idéal d’un honorable correspondant de la DGSE. SKEP, Société Khersonaise d’Élevage de Poulets.

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